Abandon de blog ?

Classé dans : LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 1:05 on Samedi, juin 20, 2009

 

 

Mais non, mais non ! Rassurez-vous… Ce silence s’explique par l’engagement soutenu de Brice Arnaud, agent de développement du CDRP, et de moi-même, durant de longues semaines, pour faire paraître début juillet le nouveau topo-guide® du GR® 40 « Tour des Volcans du Velay ». Réécritures et relectures multiples, corrections,  réaménagements cartographiques et prises de vues complémentaires sur le terrain ont été notre lot quasi quotidien. Le jeu en valait la chandelle : vous allez découvrir d’ici une dizaine de jours un super document de près de 100 pages mettant en valeur le volcanisme étonnant -et trop peu connu- du Velay en Haute-Loire (Auvergne).

 

 

 

Sommet du Mont Mézenc(côté Haute-Loire) et, à droite, l’une des deux Dents du Diable

 

Le dimanche 14 juin, en guise de mise en bouche, une randonnée pédestre en ligne a été organisée sur ce fameux GR® 40 par le CDRP entre Saint-Paulien et Allègre via le volcan du Mont Bar (environ 260 participants).

 

De tout cela, je vous reparlerai dans quelques jours, de même que j’attirerai votre attention sur un petit truc paru dans la presse locale qui me reste en travers de la gorge !

 

Ch.B.  

Second reportage sur FRANCE 2 !

Classé dans : LES À-CÔTÉS DE LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 7:35 on Vendredi, avril 10, 2009

Même si la synchronisation du premier reportage concernant la fabrication d’un TopoGuide® n’est pas exceptionnelle sur le blog (elle était parfaite au JT), on peut dire que le montage réalisé par les deux journalistes de FRANCE 2 est de qualité. Moins de 2 minutes d’antenne pour un tournage d’un après-midi, c’est un peu frustrant… Malgré tout, bien que le sujet soit présenté de façon généraliste, la Haute-Loire et notamment le Puy-en-Velay et le château de Lavoûte-Polignac ont été à l’honneur !

Le second reportage, initialement prévu le 27 mars à 20 heures, est finalement passé le 3 avril au JT de 20 heures. Tourné dans le secteur de Montfaucon-en-Velay où le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de la Haute-Loire organisait, le 22 mars, un stage de formation à l’orientation, il met en scène quelques stagiaires et Brice Arnaud, agent de développement du Comité et accompagnateur en montagne. La thématique choisie était bien celle annoncée, à savoir la tenue du randonneur. Les vues sont moins “parlantes” pour ce qui est de la Haute-Loire d’autant qu’il est fait appel dans le film à des spécialistes de la vente d’articles de sports dans des enseignes de Lyon et de Paris. Petit bémol : les fourchettes de prix indiquées ne m’apparaissent pas vraiment pertinentes pour un matériel de qualité durable… Mais il s’agit là d’une appréciation personnelle… qui suscitera peut-être quelques commentaires !

Christian Bertholet

Vu à la télé ! Un super bon coup pour la Haute-Loire !

Classé dans : LES À-CÔTÉS DE LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 8:31 on Jeudi, avril 9, 2009

Deux reportages ont été réalisés en Haute-Loire par une équipe de journalistes de FRANCE 2 (voir chronique précédente). De nombreux téléspectateurs du département ont apprécié, paraît-il, la spontanéité des acteurs d’un jour : baliseurs-élagueurs, accompagnateur en montagne, administrateurs du Comité départemental de la randonnée pédestre, stagiaires en formation avec ce même comité…

Rattrapage pour ceux qui arpentaient les chemins au moment des deux JT : voici les images de la première séquence consacrée à la fabrication d’un TopoGuide® de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre (Journal Télévisé du 26 mars à 13 heures).

Dans quelques jours, si vous êtes sages, vous aurez droit à la seconde séquence sur le matériel du randonneur (Journal Télévisé du 3 avril à 20 heures)

Christian Bertholet

FRANCE 2 en Haute-Loire !

Classé dans : LES À-CÔTÉS DE LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 1:15 on Jeudi, mars 26, 2009

Une équipe de France 2 est venue tourner quelques images ensoleillées en Haute-Loire dimanche et lundi derniers en prélude à l’ouverture du “Salon des Randonnées, des sports et voyage nature” qui se tiendra à Paris, Porte de Versailles, du 27 au 29 mars 2009.Le dimanche 22 mars, alors que le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de la Haute-Loire organisait un week-end de formation à la lecture de cartes à Montfaucon-en-Velay, c’est le thème de l’équipement du randonneur qui a été abordé. Brice Arnaud, agent de développement du Comité et accompagnateur en montagne, a répondu aux nombreuses questions des journalistes, une partie des stagiaires se prêtant volontiers au jeu de la prise de vues sur le terrain.

Le lendemain, lundi 23, baliseurs et administrateurs ont pris le relais dans le secteur de Saint-Vincent (village de Ceneuil) et de Lavoûte-sur-Loire (château de Lavoûte-Polignac). Le second sujet à tourner consistait à expliquer en images comment créer un TopoGuide® de A à Z. Deux baliseurs étaient au travail, André Nantois et Jacques Allirol, et deux administrateurs, Jean-Philippe Bost et moi-même, tirions des plans sur la comète randonnée pour les besoins du reportage… Étaient abordés en images : la reconnaissance et la description des chemins, la prise de vues photographiques pour illustrer le TopoGuide®, le recensement des richesses à développer sous forme de notices thématiques, etc. C’est la dernière production du Comité et de ses partenaires de terrain : “Gorges de la Loire sauvage - Chemins de TER’® en Haute-Loire”, un GR®/GRP® dont j’ai parlé précédemment, qui servait de fil conducteur à ce sujet.

De gauche à droite : Jacques Allirol, André Nantois, les deux journalistes de France2 ©Christian Bertholet 

Jean-Philippe Bost explique les opérations de balisage aux journalistes ©Christian Bertholet

Les deux reportages seront présentés sur France 2 ce vendredi 27 mars. Le premier, “Comment créer un TopoGuide®” passera dans le cadre du journal de 13 heures et le second, “l’équipement du randonneur” dans celui de 20 heures.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une opération de promotion spécifique de la Haute-Loire mais plutôt de reportages traitant deux sujets sur un angle national, il n’en demeure pas moins vrai que les panoramas du département seront tout de même à l’honneur !

Pour être complet sur le sujet, la Mission Départementale de Développement du Tourisme (MDDT) de la Haute-Loire et le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre seront présents au “Salon des Randonnées, des sports et voyage nature” dont ce sera la 25e édition. Un salon passionnant que je vous engage à visiter si vous êtes à Paris ce week-end.

Christian Bertholet

Déjà un petit bonhomme de chemin…

Classé dans : LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 10:33 on Vendredi, mars 13, 2009

Comme vous avez pu le lire dans ma précédente chronique, le calendrier 2009 des randonnées pédestres organisées en Haute-Loire et ses marges vient de paraître. 14 ans, déjà, qu’un tel document existe ! Un bail ! Et une belle histoire qui mérite quelques lignes illustrées…

Début 1996, avec la petite équipe du Comité Départemental de la Randonnée (Dominique, Simone et Peter), je crée le premier calendrier départemental des randonnées pédestres. Réalisé sommairement au format 10,5 cm de largeur sur 21 cm de hauteur et imprimé à quelques centaines d’exemplaires, il comporte 21 pages recto et la couverture est ornée d’un dessin de Chantal Singh, randonneuse de Lavoûte-sur-Loire. Cette initiative étant assez bien accueillie par les marcheurs de la Haute-Loire, nous le reprenons à l’identique en 1997 alors que l’équipe vient tout juste d’être intégrée au Comité Départemental du Tourisme (CDT) — voir dans le blog le chapitre “Passion et aventures…(suite 4) du jeudi 29 janvier 2009 —

De 1998 à 2001, le CDT maintient le calendrier annuel dans mes activités et celles de Dominique Valette. La couverture est en quatrichromie sauf en 2000 où il passe en bichromie. L’intérieur, pendant ces quatre années, est en bichromie et sans fioriture tandis que son édition est l’œuvre d’une imprimerie. Format et pagination bougent au fil des années à l’exemple des autres documents produits par le CDT. En 1998, le format est de 21 cm de largeur sur 19,5 cm de hauteur, la pagination est de 24 pages. En 1999, même format avec 28 pages et l’apparition d’une appellation que je n’ai jamais appréciée : « Le Midi de l’Auvergne ». En 2000, changement de format avec 21 cm de largeur sur 29,7 cm de hauteur et 24 pages. En 2001, je milite pour l’utilisation du format poche et l’on accède à ma demande : le calendrier adopte la formule 15 cm de large sur 21 cm de hauteur, dimensions qui perdurent depuis ; la pagination atteint 56 pages. Je réalise les clichés de couverture en totalité les années 1998 et 1999, tandis que mes amis photographes Jean-Jacques Arcis et Luc Olivier s’en chargent respectivement en 2000 et 2001 (en partie pour cette année 2001 puisque la première de couverture est un montage réalisé à partir d’un cliché de Luc Olivier et d’un cliché de Joël Damase tandis que j’illustre la quatrième de couverture).

 

En 2002, il n’entre plus dans les projets du CDT d’éditer et de financer le calendrier. On me refile le bébé en me disant que c’est plutôt le travail du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre que je préside… Malgré le fait que notre structure associative ne soit pas très argentée à l’époque, les administrateurs et les salariés du Comité relèvent le gant. Nous conservons le format de poche, très pratique ; je concocte alors une présentation intérieure du calendrier plus rationnelle (quatre chapitres bien distincts) et surtout moins dévoreuse de papier…

Entre 2002 et 2009, l’esprit du calendrier reste le même : aider les organisateurs à faire connaître leurs manifestations et offrir aux randonneurs de multiples possibilités de randonner toute l’année. Comme toute impression à un coût, il est nécessaire de trouver des financement au-delà des fonds propres apportés par le Comité. Quelques encarts publicitaires font leur apparition dès 2002. Depuis 2003, le Conseil Général apporte une aide financière en prenant la quatrième de couverture (publicité institutionnelle jusqu’en 2008 et “Respirando” en 2009) ; les insertions de programmes sont payantes mais à un tarif anecdotique (le Comité participe de cette façon à la vie associative). Des partenaires annuels du Comité s’engagent également : France Telecom (en 2002), Caisse d’Épargne d’Auvergne (2002-2004), Groupe Barbier (2002-2005), GDF-Suez (depuis 2002), Crédit Agricole Loire-Haute-Loire (depuis 2005), AROD (depuis 2009).

 

Couvertures de 2002 à 2009: clichés © Christian Bertholet

Compte tenu de l’augmentation du nombre de randonnées, nous passons de 20 pages en 2002 à 24 pages en 2003, 28 pages en 2005 puis 32 pages en 2006 (pagination identique depuis cette année là). L’intérieur du calendrier est imprimé en bichromie jusqu’en 2005 et à partir de 2006, avec le changement de concepteur, nous adoptons la quatrichromie pour l’ensemble du calendrier. La page de couverture montre généralement des randonneurs en action, hormis pour l’année 2003 où l’accent est mis sur un paysage non animé.

Toutes les suggestions pour le calendrier 2010 seront les bienvenues… D’ici là, bonnes marches !

Christian Bertholet

L’affaire est dans le sac !

Classé dans : LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 1:40 on Vendredi, mars 13, 2009

Chaque année en mars, tout bon randonneur glisse dans son sac le calendrier des randonnées pédestres organisées en Haute-Loire et dans ses marges immédiates (Ardèche, Loire, Lozère, Puy-de-Dôme). Cette “bible” réalisée par le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de Haute-Loire (CDRP 43) est attendue avec impatience si l’on en croit les multiples appels téléphoniques qui parviennent depuis le début de l’année à la Croisée des Chemins®, l’espace d’accueil du Comité situé au Puy-en-Velay, 21 rue du Collège (tél. 04 71 04 15 95) !

L’édition 2009, forte de 32 pages au format 15 x 21 cm, imprimée en Haute-Loire (et non pas hors France comme cela se pratique assez souvent ici et là), vient de paraître couvrant la période de mars à décembre. Excellente affaire pour les heureux possesseurs d’un exemplaire qui peuvent ainsi prévoir à l’avance leurs multiples incursions dans la campagne et varier les plaisirs : courtes ou longues distances, en plaine ou en moyenne montagne, au bord d’un fleuve, d’une rivière ou au cœur d’une forêt domaniale, avec ou sans thématique, sans oublier bien sûr de savoureuses dégustations tels que saucissons, potée auvergnate, fromages, châtaignes grillées, vin chaud… avec modération selon la formule consacrée !

A l’assaut du Château de Domeyrat (arrondissement de Brioude) ! © Christian Bertholet 

Réaliser un calendrier de ce type n’est pas une mince entreprise ! Sylvain Foultier, salarié au CDRP, en sait quelque chose puisqu’il a consacré pas moins de deux mois de son temps professionnel pour atteindre l’objectif dans les délais impartis ! Personnellement, je trouve que cette version 2009 est l’une des plus abouties sur le plan du contenu et de l’esthétique ! Qu’en pensez-vous ? Est-ce également votre avis ? N’hésitez pas à laisser un commentaire…

 

Sylvain Foultier, pilote du calendrier 2009. © Christian Bertholet

Quatre rubriques composent le calendrier : “Au fil des jours” comprend 72 manifestations ponctuelles ; “Balades et randos à fréquences régulières” souligne l’offre de 17 associations (on constate qu’hormis le mercredi, jour où les enfants mobilisent les adultes, on peut marcher à tout moment de la semaine, c’est-à-dire matin, après-midi ou journée toute entière…) ; “Balades et randos, circuits à thème en été pour touristes et résidents” est une offre de randonnées estivales organisées par 7 Offices de Tourisme et plusieurs structures associatives ; “Balades et randos, circuits à thème avec les professionnels” permet de satisfaire bon nombre de touristes et de résidents avec des produits de randonnée pédestre très variés, de journée et de plusieurs jours. Les coordonnées des onze associations fédérées en Haute-Loire sont indiquées dans le calendrier de même que les formations dispensées par le Comité 43 (balisage, lecture de cartes, utilisation de la boussole, brevet fédéral d’animateur de randonnée pédestre).

Cette année, le Comité départemental a innové en mettant le calendrier dans sa version intégrale, en pdf, sur son site Internet : www.lacroiseedeschemins.comConsultez-le autant de fois que vous aurez des fourmis dans les jambes… et sachez qu’en ce qui concerne la randonnée pédestre en Haute-Loire il n’est pas interdit de “mener grand train” ou, si vous préférez cette autre formule, de “vivre sur un grand pied”

Christian Bertholet
Président du CDRP 43
Prochain article : la petite histoire du calendrier à travers les ans…

L’écornage ? un truc vache pour l’esthétique ! (au moins…)

Classé dans : LES À-CÔTÉS DE LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 1:35 on Samedi, février 28, 2009

Au gré des parcours de randonnée pédestre en Haute-Loire, il existe une multitude d’éléments à découvrir : un patrimoine bâti assez bien préservé, des panoramas à couper le souffle, une flore généreuse, des terres bien travaillées, etc., sans oublier les animaux dans les pâturages…

Justement, à ce propos, le département n’échappe pas à un problème d’esthétique quasi national : on observe en effet de moins en moins de vaches… avec des cornes ! Dommage pour le photographe car une vache sans cornes c’est tout de même moins majestueux à immortaliser… Certains défenseurs des animaux proclament qu’il s’agit d’une véritable “mutilation” et fustigent “les technocrates de l’industrie agraire” qui “induisent en erreur” les agriculteurs… Pour leur part, les adeptes de l’écornage mettent en avant la limitation des mauvais coups de tête “au niveau de la mamelle ou sur le corps” et des conditions de nourrissage plus sereines en “stabulation libre” (il est très rare que les vaches en liberté se blessent entre elles)…  

Lors de la dernière randonnée que j’ai guidée (1er février, secteur de Saint-Paulien), quelques participants se sont posé la question de savoir si les animaux souffraient de cette “amputation” et de quelle manière elle était réalisée. Comme personne ne détenait la réponse dans le groupe, j’ai donc mené ma petite enquête. Voici le résultat.

  Cornes sciées… Un air pas vraiment gaulois !

Tout d’abord, l’écornage est plutôt pratiqué dans les élevages laitiers. En plus du sciage, technique heureusement peu utilisée car il s’agit d’un véritable sabotage, il existe deux méthodes pour empêcher la croissance des cornes des petits veaux : l’acide et le fer chaud. Le premier mode est assez dangereux pour le veau car, après avoir détruit le “cornillon”, l’acide peut s’attaquer directement au crâne ou couler dans les yeux, allant même jusqu’à atteindre les sinus… L’utilisation du fer chaud est très rapide : une quinzaine de secondes. Cette opération, qui est sans douleur pour le veau selon un de mes informateurs (je reste toutefois très dubitatif…), permet d’ôter en une seule fois la totalité du “cornillon”, l’extrémité de l’outil étant en forme de cercle.

Il paraît, je vous le donne en mille, que certaines races sont maintenant génétiquement modifiées et que les vaches se développent sans leurs cornes ! Génial la recherche ! A ce train là, sans tarder, les poules vont avoir des dents pour bien mâcher les grains de céréales…

Afin d’être complet sur le sujet, sachez que j’ai lu une information très intéressante sur Internet, à savoir l’existence de “fermes biodynamiques”. Dans celles-ci, les animaux se sentent bien, se développent et s’épanouissent “conformément à leur espèce”, avec tous leurs attributs. Existe-t-il ce type de structure en Haute-Loire ?

 

  Deux belles non “chimistrées” par la main de l’homme…

Pour conclure, une brève de ferme : l’agriculteur que j’ai rencontré m’a bien fait marrer… Son très jeune enfant a l’habitude de voir dans l’exploitation uniquement des vaches sans cornes. Il y a quelque temps, mon interlocuteur a acheté quelques vaches à un collègue dont une possédait encore ses cornes. Sitôt qu’il l’a aperçue, le gamin s’est écrié : “Oh ! comme il est beau le taureau !”… De là à dire que c’est toujours le mâle qui porte les cornes, il n’y a qu’un pas de randonneur que, pour une fois, je ne franchirai pas…

Christian Bertholet

“Pour être bon marcheur” : morceaux choisis !

Classé dans : LES À-CÔTÉS DE LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 1:49 on Samedi, février 14, 2009

La neige qui recouvre actuellement la Haute-Loire n’est pas vraiment propice à la randonnée pédestre… Mieux vaut feuilleter au coin de la cheminée… C’est précisément ce que j’ai fait vendredi 13 février… en tournant les pages d’un petit manuel acheté lors d’une brocante automnale (64 pages au format 9 x 16,5 cm datant vraisemblablement de 1914 ou 1915), intitulé “Pour être bon marcheur ”. J’avoue avoir passé un excellent moment qu’il m’est agréable de vous faire partager…

L’auteur, un certain R. Dizier, tient à démontrer l’utilité de la marche, “sport le plus sain et le plus agréable à pratiquer”, tout en regrettant que, “dans les grandes villes, trop de facilités de transport sont offertes, qui sollicitent à l’envie le promeneur, et parviennent à lui faire perdre l’habitude de marcher. C’est alors que surviennent l’obésité et autres infirmités”… Et notre homme de décrire cinq formes de marche : la marche naturelle, la marche d’endurance, la marche de tourisme et de montagne, la marche militaire et la marche athlétique.

 

Page de garde du manuel (Editions Nilsson, à Paris). © Christian Bertholet

Selon lui, “il est peu de personnes qui sachent enseigner la véritable marche. Cette lacune de l’éducation française est véritablement étonnante” (et vlan !). R. Dizier souligne qu’“entre l’allure du marcheur digne de ce nom et l’aspect du petit bourgeois ou de l’ouvrier, il y a tout un monde” (re vlan !).

Si la marche athlétique occupe une large place dans le manuel, la marche de montagne et de tourisme est loin d’être sous-estimée : “La marche dans les montagnes est l’exercice auquel on doit surtout se livrer (…) puisqu’elle met en action tous les muscles de notre corps”. Un bon conseil de R.D. : “Pour marcher en montagne avec le moins de fatigue possible, il suffit d’incliner assez fortement le corps en avant, de ne pas marcher trop lentement, car il se produit un point mort en ce dernier cas, qui nécessite un effort de traction beaucoup plus considérable”. Si vous n’avez pas compris, voici un exercice pratique “à expérimenter (…) dans un escalier”“essayez donc de monter celui-ci excessivement lentement et vous constaterez au bout de plusieurs étages que la fatigue, occasionnée par l’ascension ainsi faite, est bien plus perceptible que si les marches avaient été gravies à une allure modérée, mais sans lenteur exagérée”. Bigre !

 

Figures en page de droite, de gauche à droite : 4 marche en montagne, 5 marche militaire, 6 et 7 marche athlétique. © Christian Bertholet

Comment repère-t-on, “dans les centres d’excursion”, les montagnards et “ceux de la ville” ? C’est très simple selon R.D. : “les guides (…) ont contracté, par l’habitude du pied à plat, un développement des tendons, alors que le touriste de la ville gravit la montée en poussant le poids de son corps, assez fortement sur le pointe du pied, qui fait qu’à l’œil, le talon se soulève de terre, beaucoup plus rapidement que chez le naturel de l’endroit”. CQFD, non ?

Sautons allègrement les paragraphes sur le mouvement des bras (“léger déhanchement des épaules”), les malaises provoqués par la diminution de la pression atmosphérique, l’air pur “exempt de microbes, dans les Alpes, à une altitude de 600 à 1.000 m d’altitude” (!), la tenue vestimentaire (“laine ou flanelle”), les chaussures (“ferrure indispensable”), le sac (“léger à larges bretelles”), le bâton (“ferré en forme de canne”),  et penchons-nous sur les conseils alimentaires. R. Dizier recommande “la viande froide, les œufs cuits ou crus, de préférence aux salaisons, aux pâtisseries et au fromage salé -le fromage frais est excellent et rafraîchissant- et quelques fruits” (les œufs crus et le fromage frais en montagne, c’est le top dans le sac à dos ! quant aux mangeurs de saucissons, ils apprécieront…). Côté liquide, l’ami R.D. suggère “du vin ordinaire coupé d’eau” et conseille de n’employer “le lait que comme aliment et non comme boisson”. Enfin, pour lui, “la liqueur dans les ascensions et dans les régions froides est indispensable ; cet alcool devra être de première qualité, car sa densité descend considérablement dans les régions élevées”. Hic ! Sans commentaire… d’autant que, plus loin, à propos du marcheur athlétique, R.D. écrit dans le chapitre “L’hygiène du marcheur”, qu’il faut boire “le moins d’alcool possible” !

Justement, en parlant d’hygiène du marcheur athlétique (mais cela vaut pour le touriste évoluant dans les stations de montagne), R. Dizier remarque : “A défaut d’un cabinet de toilette très moderne, allons de grand matin dans la cuisine et là, dans un tub (large cuvette circulaire de métal ou de caoutchouc, dans laquelle on se faisait des lotions à grande eau sur tout le corps), usons largement de l’eau que la ville nous octroie”. L’auteur note pourtant que “la douche ne convient pas à tous les tempéraments. A ceux là, une éponge, ou même une simple serviette humide passée sur le corps après la savonnade suffit amplement” …

Toujours à propos du marcheur athlétique dit “jeune sportsmen”, il lui faut “éviter de se coucher régulièrement tard et d’abuser des soirées dansantes où l’on respire une atmosphère malsaine, éviter aussi, pour la même raison, les longues stations dans les cafés”

Enfin, pour conclure ce survol, rapportons quelques-uns des conseils donnés par R.D. sur le soin des pieds. Certaines personnes préconisent “le graissage des pieds”, écrit-il, d’autres le décrient préférant “l’empoudrement au talc”. “Le bain ne devra pas se prolonger au delà d’un court moment, et il doit être rigoureusement proscrit la veille d’une longue marche et remplacé par l’ablution à la serviette”. En cas d’ampoule, une technique classique : “il faut la percer avec une épingle ou une aiguille d’acier, qu’on aura aseptisée au préalable à la flamme” ; après avoir essuyé le liquide contenu, “on pansera avec une solution de bicarbonate de soude”. Pour faire obstacle à la transpiration abondante, R. Dizier recommande de prendre “des bains de pieds à l’eau froide salée et des ablutions fréquentes avec la serviette” ; il donne une petite recette “que l’on emploie avec succès : 80 grammes d’eau et 20 grammes de formol” en expliquant que ce dernier produit “a le gros avantage de durcir l’épiderme” et qu’il convient d’employer le mélange en lotions (ceci est valable également en cas “d’écorchure quelconque”).

Comme le dit le vieil adage : autres temps, autres mœurs, n’est ce pas ?

© Christian Bertholet

Sauvagerie extrême !

Classé dans : LES À-CÔTÉS DE LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 2:17 on Samedi, février 7, 2009

Le randonneur qui suit actuellement le balisage jaune et rouge du GR de Pays® “Gorges de la Loire sauvage - Chemins de TER’ ® en Haute-Loire” et qui traverse les anciennes gravières de Bas-en-Basset, peut mesurer toute la “sauvagerie” du fleuve ! Après la crue de début novembre 2008, ces anciennes gravières transformées en étangs de pêche ne présentent plus le visage souriant que nous leur connaissions (ne parlons pas du camping voisin, lui aussi dévasté). Joseph Chapuis, maire de Bas-en-Basset et conseiller général, n’affirmait-il pas récemment devant les élus du département (23 janvier) que “les étangs de Bas (étaient) devenus une vrai poubelle” ? Et d’enfoncer le clou : “tous les déchets de la Haute-Loire se sont amassés dans les étangs !”

Cette réaction n’est malheureusement pas le simple effet de manche d’un élu connu pour son franc-parler mais la stricte vérité comme en témoignent les clichés que j’ai pris le 20 janvier en fin de journée. Rappelons que les étangs abritent, outre la faune aquatique, environ 500 oiseaux recensés qui y font une halte migratoire, hivernent et s’y reproduisent, sans parler des petits lapins de garenne qui batifolent, nombreux, sur ce site d’environ 160 hectares.

20 janvier 2009, dans les anciennes gravières. Ci-dessus, deux vues partielles de l’étang bleu depuis le GR de Pays®. Des milliers de débris de toute nature sont prisonniers de la glace… ©Christian Bertholet.

Lieu de promenade, de loisirs, d’observation, de sérénité, ce site retrouvera-t-il en 2009 son aspect initial ? Quelle technique pourrait être la plus appropriée pour remettre en état les étangs ? Qui payera la note ? Que faire pour éviter la reproduction d’une telle catastrophe ? Autant de questions auxquelles il est certainement difficile, pour l’heure, de répondre en bloc…

Un avis sur le sujet ? Cliquez sur ”commentaires” en fin de l’article puis allez juqu’au bas de la page pour déposer votre commentaire dans l’espace prévu. Merci par avance.

Christian Bertholet

20 janvier 2009, dans les anciennes gravières. Amoncellements en bordure du GR de Pays… ©Christian Bertholet.

20 janvier 2009. Toujours l’étang bleu… ©Christian Bertholet.

Passion et aventures… (suite 6 et fin)

Classé dans : LA RANDONNÉE EN HAUTE-LOIRE — Christian Bertholet at 12:23 on Vendredi, février 6, 2009

Entre juin 1999 et décembre 2008, le Comité a réalisé ou a participé à la réalisation de onze TopoGuides® de Promenade et Randonnée (PR®), six TopoGuides® de GR® et GR de Pays® grâce à des financements du Conseil Général et des structures intercommunales. Le réseau de GR® et GR de Pays® atteint dorénavant 1300 km de chemins balisés qu’il faut entretenir (le président de la Commission départementale sentiers est Jean-Philippe Bost, de Sanssac-l’Église, qui a remplacé Yves Prat).

 

Balisage du GR 3 près de Goudet. A droite, debout, Jean-Philippe Bost. ©Christian Bertholet.

Onze associations composent actuellement le Comité soit 834 licenciés en 2008. La lecture de cartes avec l’utilisation de la boussole (module de base) mais aussi le diplôme d’animateur fédéral de randonnée pédestre donnent lieu à des formations dispensées par la commission formation présidée par Sophie Nicolas, de Brives-Charensac. Quelques dates à retenir en 2009 : 21 et 22 mars, 26 et 27 septembre (module de base), 18 et 19 avril (animateur 1), 20 au 24 avril (animateur 2), 25 et 26 avril (évaluation animateur 2).

 

Formation à la lecture de cartes et à l’orientation avec la boussole à Aubazat (mai 2005). Brice Arnaud anime un module. ©Christian Bertholet.

Sophie Nicolas (debout), présidente de la commission formation lors de l’assemblée générale du comité fin mai 2008. A gauche, Sylvain Foultier, agent conseil du comité, Jean-Philippe Bost ; à droite, Michel Driot, conseiller général. ©Christian Bertholet.

Pour soutenir la parution de TopoGuides®, des randonnées linéaires sont organisées par la commission animation présidée par Bernard Sabatier, du Puy-en-Velay. Par exemple, celle du 8 juin 2008 a réuni un peu plus de 400 randonneurs entre les gares de Bas-Monistrol et d’Aurec-sur-Loire (avec retour en train TER) dans le cadre de la réalisation “Gorges de la Loire sauvage - Chemins de TER’® en Haute-Loire” (balisage GR® et GR de Pays® plus TopoGuide® correspondant). En 2009, le dimanche 14 juin, ce type de randonnée est prévu entre Saint-Paulien et Allègre (retour en car) pour marquer la parution attendue du TopoGuide® GR® 40 “Tour des volcans du Velay”.

 

Premiers randonneurs matinaux en gare de Bas-Monistrol le 8 juin 2008. A la table d’inscriptions : Christine Wierzba et Monique Ferrière (assises), Monique Richard (debout), membres de la commission animation. ©Christian Bertholet.

Après l’inscription : café, soda et petits gâteaux… Ici un groupe des marcheurs monistroliens (en gilet jaune, Danièle Montabonel, présidente. ©Christian Bertholet.

Groupe d’organisateurs à l’arrivée à Aurec-sur-Loire (8 juin 2008). De gauche à droite : Monique Ferrière, Antoine Bourgin, Monique Richard, Bernard Sabatier, président de la commission animation, Christine Wierzba, Michel Pichon, Christian Bertholet, Jean-Louis Trivero, Danièle Trivero (assise à la table de pointage des arrivées). ©Christian Bertholet.

En gare d’Aurec-sur-Loire : un wagon TER spécial pour ramener les randonneurs au point de départ… (8 juin 2008). ©Christian Bertholet. 

Paru en juin 2008, ce TopoGuide® est une première en France dans le cadre des “circulations douces” ! Un balisage GR® et GR de Pays® a été réalisé sur la rive droite et la rive gauche du fleuve Loire (188 km au total) entre Aurec-sur-Loire et Le Puy-en-Velay, le tout dans le département de la Haute-Loire. Le principe est de choisir sa randonnée de gare à gare (possibilités de 1 à 9 jours). Dans le TopoGuide®, de nombreuses notices traitent de la construction de la ligne SNCF, du fleuve Loire et des principaux lieux traversés. De plus amples renseignements et commandes du TopoGuide® sur le site du comité : www.lacroiseedeschemins.com. ©Christian Bertholet.

Bien entendu, en parallèle, le CDRP œuvre aux côtés des Amis de Riotord, association fédérée, pour l’organisation de la très belle journée de randonnée de la Saint-Jean, à Riotord, le dimanche 21 juin (plus de 1500 randonneurs attendus sur 7 circuits en boucle et des victuailles en quantité impressionnante pour bien tenir le coup…).

 

Après le passage des derniers randonneurs, le 18 juin 2006 lors de la Fête de la Randonnée de Riotord, l’équipe d’un des points de ravitaillements souffle… Tout s’est fort bien passé !  ©Christian Bertholet.

Je tiens à souligner encore : la lettre trimestrielle qui est envoyée aux licenciés, aux prestataires de services et aux partenaires et qui est réalisée par la commission communication présidée par Daniel Marchandé ; le bon fonctionnement de la commission boutique, animée par Michel Frasse, laquelle pallie les absences des salariés ; le calendrier des randonnées pédestres départementales qui est édité depuis 2002 (la version 2009 paraîtra début mars), etc. A titre d’information, le bénévolat cumulé des administrateurs et des baliseurs du Comité représente, pour l’année 2008, une somme de 63 059 € apportée à la collectivité ! (4981 heures sur la base de 12,66 € l’heure au taux du SMIC horaire avec les charges sociales, ceci arrondi à l’euro supérieur, selon les modalités indiquées par la Fédération).

Toujours l’assemblée générale de mai 2008. Daniel Marchandé (debout) traite de communication. A sa droite, non encore cités : Georges Boscher, alors trésorier (voir suite 5) ;  Jean-Pierre Marcon, député et conseiller général, est le 4e en partant de la gauche. ©Christian Bertholet.

Si le cœur vous en dit, je vous engage à compléter vos informations sur cette formidable action collective en allant surfer sur le site Internet du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre : www.lacroiseedeschemins.com. Peut-être, même, prendrez-vous l’initiative d’apporter votre aide au comité, que vous soyez licencié ou non. Ce qui serait formidable…

Forte des efforts produits sur le terrain par les uns et les autres depuis près de quatre décennies, la Haute-Loire a pu acquérir une image de marque sur le plan de la randonnée pédestre. Il appartient au plus grand nombre d’entre nous de l’amplifier et de la faire connaître. A ce titre, il est réjouissant de constater que le Conseil Général a déclenché deux “années de la randonnée en Haute-Loire” (2008-2009), qu’il a lancé en parallèle une marque promotionnelle intitulée “Respirando” (www.respirando.fr) et qu’il a initié des actions de valorisation à l’extérieur du département par le biais de la nouvelle Mission Départementale de Développement du Tourisme (cette MDDT regroupe le CDT, le SLA, l’association départementale des Gîtes de France et l’Union Départementale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative). Une belle innovation pour conclure : celle des Associations Locales de Tourisme (ALT de la Jeune Loire et ALT du Velay) qui ont organisé, en octobre 2008, avec la MDDT et le CDRP, un “éductour”, c’est-à-dire trois jours d’accueil sur les GR® et GR de Pays® de présidents d’associations de randonnée pédestre de Rhône-Alpes, dans un but de promotion des grands itinéraires du département (ce type d’accueil promotionnel sera, semble-t-il, reconduit en 2009).

L’éductour d’octobre 2008. Le groupe des responsables associatifs de Rhône-Alpes prend la pose devant le village embrumé de Queyrières. ©Christian Bertholet. 

L’histoire de la randonnée pédestre est loin d’être achevée… Tournons-nous, maintenant, vers le futur pour écrire quelques chapitres supplémentaires…

 (fin… provisoire)

Christian Bertholet

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